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Séoul : Instantanées

Ecrit par seb le lundi 2 avril 2007


Une amie d'origine Coréenne avait tenté en vain de me donner un aperçu de ce pays lointain. Je ne lis rien sur les pays que je traverse avant de m'y rendre. Une manière de laisser la place à une découverte du pays sans préjugés. J’en sais donc peu sur la Corée du sud mis à part les jeux olympiques d'été de Séoul en 1996. A cette date, le nom de cette ville résonnait en moi comme un monde lointain et inaccessible...
Aujourd'hui je parcours ses rues, ses avenues, côtoie ses habitants, ses marchands et son ambiance. Séoul se présente à moi comme une énorme termitière Je ne peux m'empêcher de la comparer à Sao Paulo ou Shanghai et pourtant elle se révèle être si différente ! Aux abords de la mégalopole, on ne voit pas de bidonvilles mais d'énormes quartiers composés d'immeubles où seuls les numéros permettent de les différencier. Ces quartiers n'ont pas d'âmes, les énormes bâtiments de plus de 20 étages se regroupent par paquets de cinquante.

Par opposition, les zones commerçantes sont remplies de couleurs et d’animation. Aux hasards des rues, les commerces envahissent les immeubles en entier. Ceux du RDC débordent sur la moitié du trottoir afin d’attirer la foule à détourner ses pas vers eux. Ceux des différents étages accrochent le regard des passants en rivalisant d’enseignes plus clignotantes et plus colorées les unes des autres …
vente-dvd-seoulDans les rues les plus fréquentées, un dernier bout de trottoir est occupé par des guinguettes parfaitement organisées qui vendent une large variété de plats : poisson, beignets, brochettes, gaufres, fruits, sushi, etc. On peut manger ainsi à toute heure. La vie ne s’arrête jamais, les commerces semblent ne jamais fermer. Les travailleurs matinaux croisent les plus tardifs. Les adeptes du lèche vitrine nocturne se mêlent à la foule d’étudiants saoul de sodju (alcool de riz). Les heures de pointes s’étalent de 18h à minuit… Les larges, rapides et silencieuses rames ne cessent de déplacer des milliers de personnes à la seconde. On s’entasse avec une certaine courtoisie. Le contact proche est exceptionnellement toléré mais dès l’ouverture des portes, on se rue pour retrouver son espace vital. A la  sortie de la bouche de métro, les petites échoppes vendent la dernière collation derrière de longues et parfaites files d’attente de plusieurs dizaines de personnes. Pour certain, c’est dans un DVD bang qu’ils la mangeront. On y choisit son film avant de s’installer confortablement dans une salle individuel pour le visionner.
portable-et-rue-de-seoul

Les quelques 10 millions d’habitants séoulites consomment frénétiquement jusqu’à épuisement.  Leur téléphone portable en est la meilleure caricature. Rivés à leurs écrans, ils regardent la télévision, écoutent la radio, jouent à des jeux, dialoguent par texto en écrivant à une vitesse frôlant l’entorse… Dans le métro, le bus, en marchant, en mangeant, le téléphone portable est leur principal compagnon ! On est à l’opposé d’une prise de conscience anti-consommation …

Palais royal a Séoul

Ecrit par seb le dimanche 25 mars 2007

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temple_seoul

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temple_seoul_rideaux

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Séoul et Shanghaï, premières impressions

Ecrit par seb le vendredi 23 mars 2007

Premières impressions de Shanghai et Seoul, deux mégalopoles de 20 millions d'habitants.

Séoul est une ville paradoxalement calme. On peut entendre des murs d'eau ruisseler dans le hall d'arrivée de l'aéroport, on discute sans hurler sur les étroits trottoirs au bord des larges avenues à 10 voies, on entend son voisin dans le metro ... Je ne comprends pas comment cette fourmillère géante est si calme. Séoul ammasse tout de même 10 millions d'habitants et 10 millions de plus dans une ville a quelques kilomètres ! Mais tout s'explique en y regardant de plus près : tout est neuf ! Les routes sont parfaites, les voitures n'ont pas passé le cap de la décennie, le metro fête tout juste ses 30 ans et les gens sont discrets. Il y a du monde partout, à n'importe quelle heure, mais tout le monde semble se respecter (ou s'ignorer) ... dans le calme.

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Shanghaï, à l'opposé, m'agresse dès mon arrivée. Sortir de l'aéroport est une aventure mais pénetrer l'atmosphere polluée et bruyante de Shanghai en est une autre... Les taxis, bus et voitures imposent un concert de klaxons permanent. L'organisation semble inexistante. Chacun conduit a l'instinct, les piétons sont partouts, les cyclistes semblent suivre un  code de la route different des autos et les taxis ne le connaissent visiblement pas ! Celui que nous prenons se fraye un chemin  à tavers les tentacules betonnées de la mégalopole. Les forêts d'immeubles assoment mon regard, la pollution agresse mes poumons et la hauteur de notre chambre me donne le vertige. C'est sûr, Shanghai ne sera pas une ville facile a apprivoiser !